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Date de création : 26.12.2011
Dernière mise à jour :
04.10.2023
14322 articles
Méditations de chaque jour de la semaine
-------
Actes prépartoires
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I. Monâme, ranime ta foi : mets-toi en la
présence de Dieu, et adore-le pronfondément.
II. Humilie-toi aux pieds de Dieu, et de-
mande-lui pardon pour tes fautes. III. Supplie-le
de t'éclairer de sa lumière, pour l"amour de
Jésus-Christ. Recommande-toi à la sainte
Vierge Marie et aux Saints, disant Ave , etc et gloria, etc.
Lisez lentement la méditation, et après chaque
point, considérez l'éternellemaxime qu'il
vous rappelle. La considération finie, prenez
la résolution particulière de combattre tel et
tel vice, et faites les actes suivants :
Mon Dieu, vérité infaillible, je crois tout
ce que votre sainte Eglise me propose à croire,
parce que vous lui avez révélé. Je crois que
vous êtes le créateur de toutes choses, un seul
Dieu en trois personnes, le Père, le Fils, et
le Saint-Esprit. Je crois à l'Incarnation et à
la mort de Jésus-Christ votre Fils. Je crois enfin
tout ce que croit l'Eglise. Je vous remercie
de m'avoir fait chrétien, et je proteste que
je veux vivre et mourir dans cette sainte foi.
Mon Dieu, plein de confiance en vos promesses,
parce que vous êtes puissant, fidèle et
miséricordieux, j'espère , par vos mérites de
Jésus-Christ, le pardon de mes péchés, la per-
sevérance finale, et la gloire céleste.
Mon Dieu, parce que vous êtes infiniment
bon et digne d'un amour infini, je vous aime
de tout mon coeur et par-dessus toutes choses,
et je me repens profondément de vous avoir
offensé. Je forme la résolution de plutôt mou-
rir que de vous offenser de nouveau, moyen-
nant votre sainte grâce, que je vous demande
et maintenant et pour toujours. Je veux aussi
recevoir vos divins sacrements pendant ma vie
et à ma mort.
------
pour le dimanche
-----
De la fin de l'homme
-----
I. Considère, ô mon âme, que cet être que
tu possèdes, c'est Dieu qui te l'a donné en te
créant à son image, sans aucun mérite de ta
part. Il t'a adopté pour fils par le saint
baptême; il t'a aimé plus qu'un père, et il t'a créé
pour l'aimer et le servir pendant cette vie, et
jouir ensuite de lui dans le Ciel. De sorte que
tu n'es pas née et ne dois pas vivre pour les plaisirs,
pour travailler à en devenir riche, puissant,
pour manger, boire , dormir , comme les bru-
tes, mais seulement pour aimer ton Dieu et
pour acquérir le salut éternel. Le Seigneur
t'a donné l'usage des choses créées, afin qu'elles
t'aidassent à parvenir à cette grande fin.
O malheureux que je suis d'avoir pensé jusqu'a
présent à toute chose qu'a cette fin
dernière! Mon Père, pour l'amour de Jésus-
Christ, faites que je commence une nouvelle
vie, toute sainte, toute conforme à votre divine
volonté.
II. Considérez combien, quand vous serez
près de quitter la terre, vous sentirez de re-
mords d'avoir négligé Dieu. Quelle
douleur de voir à ce moment qu'il ne vous
reste rien de tant de richesse, de grandeurs,
de gloire, de plaisir! Vous vous étonnerez
comment, pour des choses si frèles et si vaines,
âme, impuissant désormais à réparer le mal
commis, impuissant à marcher dans la voie
droite. O tourment! O désespoir! Vous com-
prendrez alors le prix du temps, mais il sera
trop tard : vous voudriez le racheter de votre
sang, et vous ne le pourrez pas. O joue amer,
pour qui n'a pas servi Dieu!
III. Considérer comme on oublie cette
grande fin. On pense à amasser des biens, à
se réjouir, à faire bonne chère : et l'on ne s'oc-
cupe point de servir Dieu, de sauver son âme,
on ne songe point à l'éternité. Ainsi courant
de fête en fête, mangeant, chantant, s'amusant,
la plupart des Chrétiens s'en vont en enfer!
Que de peine, ô homme, que
de fatigue pour te damner, et pour te sauver
tu ne veux rien faire ! Le secrétaoire du roi
ppuissant se mouroit et disoit : Malheureux!
que de papier j'ai consumé pour écrire les let-
tre de mon prince, et je n'en ai pas employé
une feuille pour ressouvenir de mes péchés,
et faire un e bonne confession! Phi-
lippe III, roi d'Espagne, disoit en mourant :
Oh! pourquoiai-je été roi, et que n'ai-je plu-
tôt servi Dieu dans un désert! Mais à quoi
servent les soupirs, ces regrets? qu'a
augmenter le désespoir. Si vous ne voulez pas
y tomber vous-même, apprenez aux depens
d'autrui à ne rien négliger pour votre salut :
et sachez que toutes vos actions, toutes vos
paroles, toutes vos pensées dont Dieu n'est
pas l'objet, sont à jamais perdues. Mettez ,
mettez la main à l'oeuvre; il est temps de
vous détrompe. Aux portes de l'éternité, sur
le bord de l'enfer, on voit son erreur, mais
on la voit trop tard. Mon Dieu, pardonnez-
moi. Marie, mon espérance, priez Jésus
pour moi.
-----
Pour lundi
------
Importance de la fin dernière
------
I. Considérez combien il vous importe de
parvenir à la fin pour laquelle vous avez été
créé : car, si vous y parvenez, vous serez
sauvé; heureux à jamais, vous jouirez dans
votre âme et dans votre corps de toute espèce
de bien Mais, si vous n'y parvenez pas, vous
perdrez votre âme et votre corps, le Paradis,
Dieu; vous serez éternellement misérable,
vous serez damné pour toujours Donc la pre-
mière de toutes les affaires, la seuleimpor-
tance, la seule nécessaire, est de servir Dieu
et de sauver son âme Ne dites donc point :
je veux maintenant me satisfaire; ensuite je
me donnerai à Dieu, et j'espère qu'il me sau-
vera Cette fausse espérance à peuplé l'enfer
Il est plein d'hommes qui tenoient ce langage,
et qui sont perdus sans retour Quel est le
damné qui ait voulu positivement sa damnation?
Mais Dieu Maudit celui qui pèche dans l'espoir
du pardon :Maledictus homo qui pec-
cat in spe . Vous dites : Je veux commettre ce
péché, et puis puis je me confesserai. Et qui sait
si vous en aurez le temps ? Qui vous assure que
que vous ne mourrez pas subitement après avoir commis?
Cependant vous perdrez la grâce de
Dieu : et si vous ne la retrouviez plus ? Dieu
fait miséricorde à celui qui le craint, non à celui
qui le méprise : Et misericordia ejus timenti-
bus eum. Ne dites point : Autant me confesser de
trois péchés que de deux. Erreur, car Dieu
peut-être vous pardonnera deux péchés, et trois, non.
Dieu supporte pas toujours : In plenitudine peccatorum pu-
niat. Quand la mesure est pleine, Dieu ne
pardonne plus; il punit en donnant la mort,
et en abandonnant le pêcheur; de sorte que,
de péché en péché, on arrive à l'enfer,où le
pardon n'entrera jamais. Frère, pense sérieu-
sement à ce que tu lis maintenant. Hâte-toi
de revenir à Dieu. Crains que ceci ne soit pas of-
fensé; il t'a supporter assez. Tremble qu'un
nouveau péché mortel ne te ferme pour tou-
joursl'accès de la miséricorde. Songes--y bien,
il s'agit de ton âme , il: s'agit de l'éternité.
Cette grande pensée de l'éternité, combien
n'en a-t-elle pas retiré du monde, pour vivre
dans les cloîtres, dans les déserts, dans les ca-
vernes? Pécheur misérable, quel est mon état?
le coeur affligé, l'âme chargée de crimes, l'en-
fer acquis, Dieu perdu. Mon Dieu et mon
père, ayez pitié de moi; faites-moi sentir
votre amour!
II. Considérez que l'affairede l'éternité est
celle qu'on néglige le plus. On pense à tout,
hors à se sauver. On a du temps pour tout,
excepté pôur Dieu. Si vous dites à un mondain
de fréquenter les sacrements, de faire une
demi-heure d'oraison chaque jour , il répon,d :
J'ai autre chose à faire; j'ai des fils, j'ai des
neveux, des biens à administrer. O Dieu! et
n'as-tu pas une âme? Engage tes richesses,
appelle tes fils, tes neveux, pour t'aider au
moment de la mort, et pour sauver de l'en-
fer! Ne vous flattez point de réussir à accorder
Dieu et le monde, le paradis et le péché. Le
salut n'est point une affaire à traiter avec
négligence; il faut s'efforcer, il faut se faire
violence pour gagner la courronne immortelle.
Quelle folie de penser toujours à ce qui ne finira
jamais! Ah! chrétien, pense à toi-même;
pense que bientôt tu quitteras cette terre, et
t"en iras dans la maison de ton éternité. Mal-
heur, malheur à toi , si tu te perds! Il y
aura plus de remède.
III. Chrétien, considère ces vérités, et dis :
J'ai une âme; si je la perds, je perds tout.
J'ai une âme; si, en la perdant cette âme, je
gagnois le monde entier, à quoi cela me ser-
viroit? Si je parviens à devenir un de ces
hommes qu''on appelle grands, et que je perde
mon âme, que m'en reviendra-t-il? Si j'a-
masse des richesses, si j'augmente l'éclat
de ma famille, et que je perde mon âme, encore
un coup que m'en reviendra-t-il? A quoi ont
servi les grandeurs , les plaisirs et toutes les
vanités de la terre, à tant d'autres qui ne sont
maintenant qu'un peu de poussière dans une
fosse, et dont l'âme gémit en enfer? Donc,
si j'ai une âme, et si cette âme, perdue une
fois, l'est pour toujours, je dois sérieusement
penser à la sauver. C'est un point qui im-
porte trop. Il s'agit d'être ou toujours heureux,
ou toujours misérable. O mon Dieu, je con-
fesse avec confusion que jusqu'a présent j'ai
vécu aveugle, m'éloignant de vous de plus
en plus, sans songer à sauver mon âme.
O Père sauvez-moi par Jésus-Christ! Plutôt tout perdre,
que de vous perdre, sauver-moi par votre intercession.
-----
Pour mardi
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du péché mortel
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I. Considérez que Dieu vous a créé pour
l'aimer, et qu'avec une ingratitude infernale,
vous vous êtes revolté contre lui, vous l'avez
traité d'ennemi, vous avez méprisé sa grâce
et son amour. Vous saviez qu'en commetant
ce péché vous lui causeriez de la douleur, et
vous l'avez commis. Celui qui péche, que fait-
il? Il se detourne de Dieu, il l'insulte, il l'ou-
trage, il lève la main contre lui, il inflige son
coeur : Et affixerunt Spiritum sanctum ejus.
Celui qui péche, dit à Dieu : Eloigne-toi de moi,
je ne veux point t'obéir, je ne veux point te
servir, je ne veux point t'accepter pour maître, je ne
veux point te reconnoître pour Dieu : mon Dieu,
c'est le plaisir, l'interêt, la vangeance. Voilà
ce que vous avez dit dans votre coeur, lorsque
vous avez préférerla créature à Dieu. Sainte
Madeleine de Pazzi ne pouvoit comprendre
qu'un chrétien pût commettre avec réflexion
un péché mortel. Et vous qui lisez ceci, que
dites-vous? Combien n'en avez-vous point commis ?
Mon Dieu , pardonnez-moi, ayez
pitié de moi. J'ai offensé votre bonté infinie :
je hais mes péchés, je vous aime, et je me re-
pens de vous avoir outragé,ô Dieu qui êtes
digne d'un amour sans bornes!
II. Considerez comment Dieu, au moment
où vous avez péché, vous disoit : Mon fils, je
suis ton Dieu , qui t'ai créé de rien, qui t'ai
racheté de mon sang, : je te défends de com-
mettre un péché sous peine de ma disgrâce.
Et vous, en péchant, vous disiez à Dieu :
Seigneur, je ne veux pas vous obéir, je veux
faire se qu'il me plait, et peu m'importe que
cela vous déplaise, et que je perde votre grâce:
Dixisti , non serviam. Mon Dieu, comment
m'avez-vous supporté? Oh! que je ne suis -je
mort avant de vous avoir offensé! Je ne veux
plus vous affligez, je veux vous aimer, ô bonté
infinie! Donnez-moi la persevérance : donnez-
moi votre saint amour .
III.Considérez que quand les péchés se sont
multipliés jusqu'a une certaine limite, Dieu
abandonne le pécheur : Dominus patienter
expectat, ut cum judicii dies advenerit ,in
plenitudine peccatorum puniat. II Macch.,
VI.14. Si donc vous êtes de nouveau tenté de
pécher, ne dites plus : Je m'en confesserai après.
Et si Dieu vous frappe alors; et si Dieu vous
abandonne, que sera -ce de vous pendant toute
l'éternité? C'est ainsi que tant d'autres se sont
perdus. Ils espéroient comme vous le pardon,
mais la mort est venue, et ils n'ont trouvé
que l'enfer. Trembler que la même chose ne
vous arrive. Il ne mérite pas de miséricorde celui
qui se sert de la bonté du bon Dieu pour l'offenser.
Après tant de péchés qu'il vous a remis, crai-
gnez que le pardon ne soit pas épuisé.Remerciez-
le de vous avoir attendu jusqu'ici, et prenez
la ferme résolution de plutôt mourir que de
pécher à nouveau. Dites désormais , dites sans
cesse : Seigneur , je vous ai assez offensé. Je
ne veux pas que ce qui me reste de vie soit
employé àvous outrager; je veux l'em-
ployer qu'a vous aimer , à pleurer les injures
que je vous ai faites. Je me repens de tout
mon coeur, ô mon Jésus; je veux vous aimer,
donnez-m'en la force. Marie, ma tendre mère,
secourez-moi . Ainsi-soit-il.
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Pour le mercredi
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De la mort
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I. Considérez que cette vie doit finir, et fi-
nir bientôt. Déjà la sentence est rendue : il faut
mourir. La mort est certaine; le moment seul
est inconnu. Et que d'accidents peuvent tran-
cher vos jours! Il n'est pas nécessaire pour cela
d'un grand appareil de forces; un peu de sang,
une goutte d'eau qui s'épanche, cela suffit.
La mort arrivera quand vous y penserez le
moins. Combien se sont endormis le soir, et
ne se sont pas réveillés le matin!
Êtes-vous plus à l'abri qu'eux? Êtes-vous assuré de vous
réveiller demain? Combien d'autres ont été
enlevés subitement, qui ne croyaient pas mourir
ainsi! et s'ils ont été surpris dans le péché,
où sont-ils, où seront-ils éternellement? Quoi
qu'il en soit , il est certain qu'un jour viendra
qui n'aura point de jour, pour vous,
ou point de nuit pour vous,, ou une
Il n'est plus
nuit n'aura pas de jour pour vous. Je viendrai, dit
Jésus-Christ, secrètement et à l'improviste. Il
vous en avertit, parce qu'il veut votre salut.
Profitez de son advertissement, répondez à sa
grâce, préparez-vous à bien mourir, avant
que la mort arrive: Estote parati. il n'est plus
temps alors de se préparer. Pensez-y, pensez-y
sans cesse : il faut mourir. La scène de ce
monde disparoîtra pour vous; et quand ? vous
l'ignorez.Qui sait si dans un an, dans un mois,
si demain, si ce soir même vous serez vivant?
O mon Jésus , éclairez-moi et pardonnez-moi!
II. Considérez comme, à l'heure de la mort,
vous serez là étendu sur un lit, assisté du prêtre
qui recommendera votre âme, entouré de
vos parentts en peurs, le crucifix au chevet
de votre couche, un cierge au pied, tout près de
passerdans l'éternité. La tête appesentie par
la douleur, les yeux obscurcis, la langue séche
et brûlante, sans voix, sans pouls , la poitrine
oppressée, le coeur défaillant : tel sera votre état.
Vous laisserez tout , et pauvre, nu, on
vous jettera dans une fosse, pour y être la pâ-
ture des vers. Que restera-t-il de vous ?
Quelques os décharnés et peu de pouissière; rien
de plus. Ouvrez une tombe, et voyez à quoi
est réduit ce riche, cet avare, cette femme
vaine! Ainsi finit sa vie. Quand vous appro-
cherez du terme final, les démons vous réprésenteront
tous les péchés que vous avez com-
mis depuis votre enfance. Maintenant le démon, pour vous in duire à
pécher, couvre et excuse la foute : cette vanité, dit-il, ce plaisir,
cet attachement, cette intimité, n'est pas un
grand mal. Mais, à la mort, il découvrira la gravité
du péché, et, à la lumière de l'éternité où vous serez près d'entrer,
vous connoitrez ce que c'est d'offenser un Dieu infini.
Hâtez-vous de remedier maintenant à vos fautes:
il en est temps encore; bientôt il ne sera plus temps.
III. Considérez que l'homme qui va mourir
se touve entre deux éternité, et qu'en rendant
le dernier soupir, il tombe dans l'une ou
l'autre , éternelement sauvé, ou éternellement
damné, son l'état de son âme à ce
moment décisif.O moment formidable! O ef-
frayante alternative! une éternité de gloire,
ou de tourment : une éternité toujours heureuse,
ou toujours misérable : une éternité de
tout bien, ou tout mal : L'éternité du Ciel,
ou l'éternité de l'enfer! Vous comprendrez,
à l'heure de votre mort, ce qu'est le Ciel,
l'enfer, le péché,dissimulés dans dans la
confusion, bien , mal acquis et non restitués :
Malheureux ! dira le morribond, encore quelques
moments, et je comparoitrerai devant mn
Juge! et qui sait quelle sentence il prononcera
sur moi ? Où irai-je? dans le paradis ou
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